doingword.com

Archive for the ‘Non classé’ Category

Quand Sophie rime avec…

Jeudi, janvier 10th, 2013

C’est Elle qui a appelé le 17 pour expliquer que papa tape encore maman.
C’est Elle qui nous guette à la fenêtre et nous permet d’accéder à l’appartement.
C’est Elle qui nous sourit quand nous venons à son secours.
C’est Elle qui a l’aplomb que sa mère dépressive n’aura plus.
C’est Elle qui a le recul que son père alcoolique n’aura jamais.
C’est Elle qui ira à l’école les yeux cernés.
C’est elle qui rend cette intervention supportable.
Elle dont les yeux rayonnent d’amour.
Elle dont les propos révèlent l’intelligence.
Elle qui nous vit un drame parental né bien avant elle.
Elle qui à 11 ans et qui n’est plus une enfant.
Elle qui s’appelle Sophie.
Elle qui a la myopathie.
Cela rime.
Putain de boulot.
Putain de vie.
Merci Sophie.
Merci pour ce que tu m’as apporté hier.
Meurtri de ne pas pouvoir t’arracher à cette vie pourrie.
Sophie…

Posted in Non classé | 2 Comments »

Police : chronique d’une mort annoncée

Mercredi, octobre 5th, 2011

Il y a pour moi deux Polices : la PS et la PJ.

La Police Secours parce qu’elle est le fondement, la base, le cœur de la Police. Sans elle, la société ne serait qu’anarchie, loi du talion puis chaos. Même si elle n’a rien de rutilant, son action est noble car elle est un service, un corps immergé dans les maux de la société, constitué de milliers d’éboueurs en uniforme sombre qui, inlassablement tentent de colmater les failles, nettoyer les abus d’une société malade. La seule différence avec les vrais éboueurs est que les policiers ne savent pas toujours quoi faire de ce qu’ils ramassent et bien souvent sont éclaboussés malgré la tenue qui devrait les protéger.

La Police judiciaire, elle, est le fleuron, l’arme indispensable pour protéger la société de ce qu’il y a de pire. Pour lutter sans coup férir contre les criminels  en tout genre, toute sorte, toute forme. Qu’ils soient en col blanc, en cagoule sombre, la Police Judiciaire veille et protège, attaque et met hors de nuire tout ce que la société a de pire.

Depuis quelques temps mes proches, d’autres moins proches me demandent ce que je pense de la PS. Depuis peu de temps, tout le monde me demande ce que je pense de la PJ…

Voilà ce que j’en pense :

Je ne connais pas personnellement Monsieur Neyret, je sais juste que c’est un grand flic. Je ne connais pas l’affaire qui l’accable, je m’étonne juste de son ultra médiatisation. La seule chose que je sache, c’est que l’on ne combat pas des démons avec des livres, la Police n’est pas une religion et le Code Pénal ne suffit pas pour arrêter les malins. Les indics ne s’abreuvent pas de bonnes paroles et sans les tontons les murs de la société perdent leurs oreilles.

Prenons l’exemple des équipes de braqueurs ou des trafics des cités. Leurs membres ont grandis ensemble dans des quartiers qu’ils connaissent sur le bout de leurs scooteurs. Comment voulez vous qu’un flic, formater police, puisse entrer dans la cité sans être vu ? Par quel miracle un policier pourrait infiltrer un gang, une famille ? Comment installer une surveillance au milieu d’un ghetto forteresse ?

Tout est dit, si la Police Judiciaire n’est pas sur le fil, elle tombe…

Concernant la Police secours, c’est tout aussi inquiétant. La politique du chiffre peut venir à bout de toutes les motivations, le manque de moyens et d’effectifs vient à bout de toute vocation. Comment voulez vous qu’une patrouille de deux policiers intervienne efficacement en milieu hostile ? Est-il normal de porter des casques pour faire de la Police Secours ? Sommes-nous en guerre ?

Alors je ne sais plus quoi penser d’une société qui diffuse Mesrine aux heures de grandes écoutes, qui se délecte de reportages sur les plus grands évasions, les plus grands braquages. Monsieur Neyret va surement devenir un héro maintenant qu’on l’a mis du mauvais côté ?

Si d’abord on vous casse jambes pour ensuite vous couper la tête, c’est que l’on veut vous voir mourir !

Et le combat cessa, faute de combattants (Le cid)…

Posted in Non classé | No Comments »

Street marketing préventif à caractère d’intérêt national

Mercredi, mars 31st, 2010

Comme vous le savez, je suis en pleine auto-promotion de mon livre “Flic2rue“. N’ayant ni éditeur ni agence RP (Relation publique), je dois redoubler d’effort et d’ingéniosité pour tenter de vendre mon livre au plus grand nombre pour ainsi diffuser la bonne parole de “Flic2rue“. Seulement voilà, après avoir fait le tour de vos bouches et oreilles, par l’intermédiaire de mail, twit, post, note, page, coup fil, après avoir pressé mon réseau blog, twitter, facebook, pro et amis, me voilà à court d’idées et de moyens, a moins que…

Imaginons, comme cela entre nous, un nouveau mode de street marketing à titre préventif voir lucratif en utilisant ma fonction comme vecteur de communication.

Je m’explique : Si chaque soir, je mets en place un contrôle routier d’environ deux heures, je peux estimer contrôler entre 50 et 100 véhicules parmi lesquels une trentaine seront en infraction et dont une vingtaine en infractions mineures réprimandées par des timbres amendes de cas 1 ou 2, soit entre 11 et 35 euros d’amende. Je peux alors proposer à ces contrevenants une alternative à prix fixe de 12 euros en leur remettant un exemplaire de “Flic2rue” annoté en guise de dédicace : “vous avez fait l’objet d’une contravention expérimentale à titre préventif. Lire ce livre vous aidera peut-être à mieux comprendre celui qui vous verbalise”. En prenant une base de 5 vacations par mois, je peux ainsi diffuser, grâce à ce steet marketing d’un nouveau genre, environ 5.000 exemplaires de “Flic2rue” en une année, ce qui est très honorable pour un premier livre.

Poussons maintenant cette théorie du street marketing préventif à l’échelle nationale en faisant abstraction de la partie lucrative qui engendre immanquablement un effet réprésif négatif à cette campagne à vocation informative. Pour cela, Le Minstère doit organiser des journées de contrôles préventifs , nom de code “Flic2rue“, reprenant le systéme de substituton de l’amende par la délivrance de mon livre afin de sensibiliser les contrevenants à l’utilité et au quotidien de l’agent verbalisateur. Pour que ce modèle marketing fonctionne, il faut naturellement que le Minstère prenne à sa charge l’achat des 500.000 exemplaires de Flic2rue nécessaires à la réussite de l’opération faisant de mon livre un best-seller sponsorisé par le Ministère l’ayant inspiré (dans ma grande mansuétude, je suis prêt à accorder une légère remise à mon employeur promoteur). Le but final étant bien évidement de populariser l’image de la tenue en humanisant celui qui la porte au quotidien tout en proposant de porter un regard différent sur les activités multiples et nécessaire de l’agent verbalisateur.

NOTE IMPORTANTE : ceci est un exemple de street marketing utopique né d’un esprit taquin à tendance com, il va de soi que ma déonthologie policière rend impossible la réalisation d’une telle procédure.

Par contre, en faisant abstraction de la distribution de mon livre, pourquoi ne pas envisager des journées de prévention pour éduquer les contrevenants d’infractions légères en leur remettant un livret informatif des risques encourus pour de telles infractions et des dommages collatéraux pouvant en découler en lieu et place du traditionnel timbre amende rose qui, à mon goût, n’est pas la couleur adéquate. On peut également imaginer un livret des différents métiers de la Police…

Posted in Non classé | 4 Comments »

Contenir sa rage

Dimanche, mars 28th, 2010

“…rendez-vous au sixième étage gauche pour un différent familial avec des enfants qui pleurent, l’appel provient d’un voisin…”

Il est une heure du mat, la mission tombe comme une banalité, fait divers de notre quotidien, intervention récurrente, couple qui se déchire en prenant les enfants à témoin, témoins d’un échec dont ils sont les fruits parfois la cause, scéne qu’ils n’oublieront jamais, qu’ils reproduiront peut-être car la nature humaine est ainsi faite, mal faite, car souvent en amour, c’est l’orage qui vient après le beau temps…

Nous empruntons l’ascenseur, sans stress, nous ne craignons que des violences restant impunies à défaut de plainte.

Je t’aime, moi non plus, je ne le ferai plus jusqu’à la prochaine fois, promis, t’as mal, non ça va, excusez nous de vous avoir dérangé, venez les enfants papa va vous coucher, faite un bisou à maman pour plus qu’elle soit triste, ça vous dirait une petite soeur ? Bonsoir messieurs.

Mais quand s’ouvre la porte de l’ascenseur tout se bouscule, ce ne sont pas des pleurs, se sont des cris, des appels aux secours, des lamentations, des voix d’enfants qui implorent, une voix de femme qui supplie et lui qui se tait pour laisser parler ses poings.

Nous frappons à la porte, nous déclinons notre qualité, la tension est montée d’un cran, les jointures de mes mains blanchissent à chaque coup, comme mon visage, devenu livide.

A l’intérieur les supplications redoublent, les cris s’amplifient, les pleurs ne sont pas encore de soulagement même si l’on sent poindre un espoir dans cette voix moins chevrotante depuis que les poings se sont tus. 

Nous reculons pour mieux enfoncer cette porte qui s’ouvre d’elle même, ou presque, c’est à peine si nous voyons ces petits êtres fuyant l’enfer en se tenant par la main, ombres furtives issues de la noirceur de cet appartement que nous investissons à la hâte étalant un peu plus le sang sur le carrelage souillés, de nos pas résonnants.

Elle est au sol, en sang, en sanglot, les bras protégeant son visage de peur que la pluie de coups ne s’abatte à nouveau ouvrant un peu plus cette entaille profonde qui barre son bras laissant presque entrevoir l’os qu’il n’a pas encore réussi à briser de ces poings maculés de sang qu’il tient maintenant le long de son torse nu, le regard plein de haine tandis que je sens la rage monter en moi, je me présente face à sa lacheté, assez près pour qu’il puisse me fournir un alibi, en vain, pauvre pantin en caleçon long, qui donne mais refuse de prendre, je serre les poings, je serre les dents, ma bouche est sêche, j’ai soif de vengeance, de violence, mais je n’ai que le goût rance de ma rage contenue.

Derrière moi, elle a fuit pour serrer de toutes ses forces des enfants couleurs sang, car plus elle les serre, plus son sang macule leurs habits. En cet instant, ils me font penser à des petits peintres s’essayant à l’aquarelle, tout barbouillés de la couleur dominante d’un tableau sanglant à jamais accroché au mur de leur grotte. Tout en les embrassant, elle n’a de cesse de nous remercier, c’en est presque indécent, ma colère monte d’une cran tandis que mes collègues embarquent loin des enfants l’auteur d’un cauchemard angoissant qui viendra surement les hanter des nuits durant.  

Petit à petit je découvre l’histoire, de plus en plus noire d’une séquestration, résidu d’une histoire depuis bien longtemps terminée entre une femme et le frère de son gendre venant mettre ce soir un point final d’un poing bestial. Car c’est d’une mamie qu’il s’agissait et d’un oncle qui s’acharnait, le frère de leur père tapant sur leur grand-mère, j’ai besoin d’air pour éteindre ma colère.

Les pompiers arrivent puis repartent aussitôt avec une femme qui a oublié les coups, qui a oublié ce fou, qui n’a plus qu’une seule peur, celle de ne plus jamais faire la nounou. Elle implore du regard un père qui s’en fout, venu chercher ses enfants un point c’est tout, un peu saoul aussi, une soirée sans enfants, ça se fête en buvant. Mais les enfants ont l’air soulagés, moi aussi, apprenant qu’il est venu à pied. J’ai juste de la peine pour celle dont les futurs points de suture ne refermeront pas toutes les blessures, mais je ne m’attarde pas, la procédure n’attend pas.

Le transport vers l’Hôtel de Police est un supplice, à chacun de ses mots, je monte crescendo, intérieurement je perd tout entendement, surtout quand il m’invite à le “fracasser”, de façon répétée, je ronge mon frein en appuyant sur l’accèlérateur, j’ai peur de m’arrêter pour le massacrer, retenu par une tenue, uniforme retenant l’homme, j’ai chaud, je bous tandis qu’il continue, je n’en peux plus.

Une fois dans la cour de l’Hôtel de Police, nous le démenettons pour qu’il enfile son pantalon, je suis face à lui, les yeux pleins de defi mais une nouvelle fois il fuit, j’enrage, on me prive du carnage seul capable d’atténuer ma rage accumulée. En salle de rétention, il tente la rebellion, je l’empoigne, le bouscule, je perd mon sang froid quand sa tête heurte une fenêtre qui s’ouvre laissant rentrer le froid, qui pénètre en moi, me ramenant à ma réalité, celle d’être policier.

Même rentré à la maison, je suis toujours sous pression, j’écris ce texte sans qu’il me vide la tête, ma rage ne s’évanouit qu’une fois penché au dessus de leurs lits. Dans la pénombre je devine leurs visages chéris, ils ont l’air si détendus, peut-être rêvent-ils de leur papa qui joue au policier, sans coup férir, cela me fait sourire, ce soir encore j’ai éviter le pire.

Posted in Non classé | 6 Comments »

Première interview

Vendredi, mars 26th, 2010

C’est avec plaisir que j’ai répondu aux questions de Bertrand Lenotre alias le Podcasteur concernant le livre Flic2rue. On parle Police, hiérarchie, vocation…

A écouter en cliquant ici (le skyplex commence vers la neuvième minute)

Posted in Non classé | No Comments »

Flic2rue : le livre

Jeudi, mars 25th, 2010

Grâce à BOD, ce blog est devenu un livre, condensé de 18 ans de carrière en 188 pages.

N’ayant pas de maison d’édition donc aucun moyen de promotion, j’en appelle à vous, lecteurs de ce blog, pour de bouche à oreille faire sortir le flic de sa rue et promouvoir son livre.

f2r.jpg
Vous pouvez le trouver chez :

Amazon.fr

Chapitre.com

Cdiscount.com 

et bien sûr

BOD.fr

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur ces sites de vente car en plus de me faire plaisir cela incitera peut-être d’autres lecteurs à découvrir mon univers…

Posted in Non classé | No Comments »

Tout commentaire insultant, inapproprié ou diffamatoire sera automatiquement retiré. N'oubliez pas qu'ici aussi, je fais la loi

Facebook

Fred De Mai est fan de

Flic2rue : le livreFlic2rue : le livre

Fichier de Recherche


taper un nom puis 'enter'